Carnaval

9782749141954_1_75Résumé : Lorsqu’en 1919 un tueur en série s’attaque aux habitants de La Nouvelle-Orléans en laissant sur les lieux de ses crimes des cartes de tarot, la panique gagne peu à peu. On évoque le vaudou. Les victimes étant siciliennes, les rivalités ethniques sont exacerbées. Un policier, Michael Talbot, un journaliste, John Riley, une jeune secrétaire de l’agence Pinkerton, Ida, et un ancien policier tout juste sorti de prison, Luca D’Andrea, vont tenter de résoudre l’affaire. Mais eux aussi ont leurs secrets… Alors qu’un ouragan s’approche de la ville, le tueur, toujours aussi insaisissable, continue à sévir. Le chaos est proche.

Avis : Nouvelle-Orléans, début XXe, jazz, meurtres, bayou, mafia, vaudou… Tous les ingrédients étaient réunis pour que ce thriller me plaise au plus haut point. Sans parler de la quatrième de couverture qui déclare fort modestement : « Depuis L’Aliéniste de Caleb Carr, on n’avait jamais lu ça ! » Rien de moins. Je pense donc que le moment est venu pour moi de vous faire un aveu : « L’Aliéniste » est probablement l’un de mes thrillers favoris. Ce qui vous donne une petite idée de mon niveau d’exigence en entamant cette lecture ! Certes, ça se lit vite, le rythme est bon, certains personnages sont vraiment bien construits, et l’atmosphère de la Nouvelle-Orléans est particulièrement réussie (même si parfois, je devais me rappeler qu’il s’agissait bien d’une intrigue se déroulant en 1919, tant l’écriture est moderne). Mais on sent aussi qu’il s’agit d’un premier roman, avec son lot de maladresses et de petits défauts : questions restées en suspens, détails en quantité, points de vue qui n’apportent pas grand chose à l’intrigue, personnages un peu en deçà… Quant à la présence du jeune Louis Armstrong, même si j’ai apprécié cette rencontre inattendue, je ne comprends toujours pas bien ce qu’il venait faire là. Malgré tout, l’ensemble reste prometteur; je pense donc lire le second opus, sorti en V.O. il y a une quinzaine de jours.

★★★☆☆

Extrait : « En Louisiane, les noirs n’avaient guère le droit de faire entendre leur culture et les enterrements permettaient justement d’y donner libre court en public et de traiter les opprimés avec pompe. C’était pour ça qu’elle fronçait les sourcils, parce que la seule fois où un noir pouvait être traité avec grandeur, c’est quand il n’était plus là pour en profiter. »

« Carnaval » – Ray Celestin