Le jardin des secrets

51VIWlIvX0L._SX295_BO1,204,203,200_Résumé : 1913. Sur un bateau en partance pour l’Australie se trouve une petite fille de quatre ans, seule et terrorisée. Le navire lève l’ancre et elle se retrouve à Brisbane. Si le secret de son débarquement est religieusement gardé par ses parents adoptifs, ceux-ci décident, le jour de ses 21 ans, de révéler à Nell les circonstances étranges de son arrivée dans la famille. Les questions se bousculent alors. Bouleversée, elle va devoir entreprendre un long voyage vers ses origines. Une quête difficile pour lever le voile sur près d’un siècle d’histoire familiale…

Avis : La découverte plutôt inattendue de l’univers de Kate Morton m’a poussée à lire plusieurs de ses titres, histoire de confirmer cette agréable surprise. Ici, nous retrouvons donc tous les éléments qui font le charme de cette auteure (histoires de famille, voyage entre les époques, poids des secrets…), mais hélas, cette fois-ci je n’ai retrouvé ni suspense, ni grand intérêt pour les personnages et leur progression au cours du récit… Histoire sans relief, bourrée de clichés, pas vraiment bien écrite, bref, le moins que l’on puisse dire, c’est que cette lecture a été fastidieuse ! Si bien que le livre m’est tombé des mains un peu avant la moitié… Je n’en connaitrais donc jamais la fin, mais ça ne me pose pas vraiment de souci. Néanmoins, je retenterai ma chance avec « Les heures lointaines », sait-on jamais.

2/5

Extrait : « Ce fut plus fort qu’elle. Elle se pelotonna sur le lit de camp et lut. L’endroit – frais, calme, secret – était idéal. Cassandra se cachait toujours pour lire, sans savoir pourquoi d’ailleurs. Comme si malgré elle, elle se sentait vaguement coupable de paresse; comme si c’était mal de s’abandonner à une activité aussi délicieuse.
Pourtant elle s’y laissa aller, tomba de son plein gré dans le terrier du lapin, comme dans « Alice », pour déboucher dans un conte plein de mystère et de magie où il était question d’une princesse qui vivait avec une vieille femme aveugle dans une chaumière à la lisière d’une sombre forêt. »

« Le jardin des secrets » – Kate Morton

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L’enfant du lac

41qndVq4tHL._SX309_BO1,204,203,200_Résumé : 1933. Comment Theo Edevane, adorable poupon de onze mois, a-t-il pu disparaître durant la nuit de la Saint-Jean ? Les enquêteurs remuent ciel et terre, mais l’enfant demeure introuvable. Pour les parents comme pour les filles Edevane, la vie ne sera plus jamais la même après ce drame. La maison du lac, la propriété tant aimée, est fermée et laissée à l’abandon. Soixante-dix ans plus tard, Sadie Sparrow, jeune détective londonienne en vacances dans les Cornouailles, curieuse et momentanément désœuvrée, s’intéresse à cette mystérieuse disparition. Elle reprend l’enquête, au grand dam de l’une des sœurs aînées de Theo, Alice, devenue écrivain à succès. 

Avis : A l’instar des « Brumes de Riverton », j’ai lu ce livre d’une seule traite. Encore une fois, Kate Morton prouve qu’elle sait raconter des histoires, qu’elle maîtrise le suspens, les secrets de famille et les voyages à travers les époques. Mais hélas, si j’ai retrouvé ici toutes les qualités du premier titre lu, j’y ai également retrouvé ses défauts : deuxième partie un peu moins réussie, des révélations qui se devinent aisément et des maladresses de plus en plus fréquentes. Quant à la fin toute de sucre et de miel, je m’en serais volontiers passé ! Néanmoins, ça se lit facilement et ce n’est pas désagréable. Une bonne lecture d’été.

3/5

Extrait : « En guise de consolation, l’article était illustré de deux photographies que Sadie n’avait jamais vues. Une femme élégante, souriante, assise sous un arbre en compagnie de trois petites filles en robes blanches ; elle avait sur les genoux un exemplaire d’ »Eleanor sur le seuil magique ». Et la même femme, visage grave, traits tirés, tandis qu’un bel homme de haute stature la soutenait par la taille. Le couple était photographié dans la bibliothèque de Loanneth, dont Sadie reconnut le moindre détail. Rien n’avait changé, pas même le portrait encadré posé sur le bureau, près des portes-fenêtres. DES PARENTS DÉSESPÉRÉS ! clamait la légende, qui poursuivait : M. et Mme Anthony Edevane prient toutes les personnes qui pourraient fournir des informations sur leur jeune fils Theodore, onze mois, de se faire connaître. »

« L’enfant du lac » – Kate Morton

Bohemian Flats

51qgOTyA6sL._SX301_BO1,204,203,200_Résumé : Cherchant à s’affranchir d’une Allemagne rurale et moyenâgeuse, les fils Kaufmann font cap sur l’Amérique, accompagnés de leur amie Magdalena. Dans les Bohemian Flats, banlieue boueuse de Minneapolis où immigrés tchèques, suédois, juifs et irlandais cohabitent, c’est une communauté extraordinaire qui leur ouvre les bras. Mais bien vite, la Première Guerre mondiale éclate et soumet les habitants au poids de leurs origines.

Avis : J’ai toujours été très friande de fresques familiales, a fortiori lorsque ces destins de femmes et d’hommes croisent la grande Histoire. Et quand, en plus, la quatrième de couverture évoque la fascinante Amérique du début du XXè siècle, me voilà déjà à moitié conquise ! Hélas, les portraits dressés ici sont ternes, sans relief, l’histoire est peu enthousiasmante, la plume fade (l’emploi abondant du présent m’a souvent laissée perplexe), et l’ennui n’est jamais loin. J’ai donc terminé cette lecture avec peine, espérant toujours un quelconque sursaut dans l’intrigue, en vain…

★★☆☆☆

Extrait : « Il ne lui faut pas plus d’un mois pour découvrir que les Flats inspirent à ceux de la ville autant de crainte que de superstition, toutes fondées sur quelques vérités, mais surtout teintées de la fange de préjugés immémoriaux. Peu importe que vous soyez suédois, irlandais, italien, allemand ou norvégien ; une fois que l’on habite les Flats, on est mis dans le même sac que les Slovaques ou les Tchèques : on devient Bohémien. »

« Bohemian Flats » – Mary Relindes Ellis

Le secret de la manufacture de chaussettes inusables

9782841118724_1_75Résumé : Ce n’était pas le projet estival dont Layla avait rêvé. Rédiger l’histoire d’une petite ville de Virginie et de sa manufacture de chaussettes, Les Inusables Américaines. Et pourtant… Eté 1938. Layla Beck, jeune citadine fortunée, refuse le riche parti que son père lui a choisi et se voit contrainte, pour la première fois de sa vie, de travailler. Recrutée au sein d’une agence gouvernementale, elle se rend à Macedonia pour y écrire un livre de commande sur cette petite ville. L’été s’annonce mortellement ennuyeux. Mais elle va tomber sous le charme des excentriques désargentés chez lesquels elle prend pension. Dans la famille Romeyn, il y a la fille, Willa, douze ans, qui a décidé de tourner le dos à l’enfance; la tante, Jottie, qui ne peut oublier la tragédie qui a coûté la vie à celui qu’elle aimait; et le père, le troublant Félix, dont les activités semblent peu orthodoxes. De soupçons en révélations, Layla va changer à jamais l’existence des membres de cette communauté, et mettre au jour vérités enfouies et blessures mal cicatrisées.

Mon avis : (AudioBook) Toutes les conditions étaient réunies pour que j’adore ce livre : une petite bourgade du fin fond des États-Unis en été, des histoires de famille, d’enfance, de femmes, un lourd secret, des autochtones souvent drôles, des points de vus alternés…etc Hélas, même si certains passages sont d’une très grande justesse, l’histoire s’étire parfois, et la multitude de personnages laisse l’impression que l’auteure a voulu en faire un peu trop et s’est ainsi éparpillée en chemin. Bref, un récit en dents de scie, tantôt brillant et attachant, tantôt long et fade. Mais un moment sympathique dans l’ensemble.

★★★☆☆

Extrait : « La moustiquaire claqua derrière elles quand elles sortirent sur la terrasse, exhalant le dernier soupir las de la journée pour inspirer la première bouffée relaxante d’air nocturne. De part et d’autre d’Academy Street, les dîners touchaient à leur fin – cliquetis de cuillères dans les tasses à café, concert de grincements de chaises qu’on recule de la table. Les maisons qui bordaient la rue commençaient à se ressembler dans l’obscurité qui s’épaississait, leurs massives formes allongées découpées par des rectangles dorés à l’emplacement des fenêtres et des portes. Et à cette heure-là, elles se mirent toutes à déverser, sur les terrasses protégées par des moustiquaires, leurs habitants qui s’installèrent et dans des divans en rotin ou d’antiques fauteuils à bascule. Des voix, hautes et basses, tournoyaient comme des chauve-souris au-dessus des vastes pelouses. »

« Le Secret de la manufacture de chaussettes inusables » – Annie Barrows