Sans oublier la baleine

9782234079717_1_75Résumé : À Saint-Piran, en Cornouailles, on se souvient encore du jour où le jeune homme nu a été rejeté sur la plage par l’océan. Une entrée en scène des plus originales. Les villageois se portent bien sûr à son secours : l’ineffable Dr Books, le glaneur Kenny Kennett, Demelza, romancière à l’eau de rose… ou encore la pimpante épouse du vicaire. Sans oublier la baleine, à l’arrière-plan, qui ne veut plus quitter la côte. Personne ne sait alors que Joe Haak a fui la City, terrorisé à l’idée que le programme de prédictions qu’il a inventé n’entraîne l’effondrement de l’économie mondiale. Avec ce nouveau venu, un sentiment de fin du monde vient contrarier la quiétude de Saint-Piran…

Avis : La couverture est superbe, le résumé alléchant… mais hélas, je n’ai pas du tout été embarquée par cette histoire. Pourtant, le début m’intriguait, la délicieuse impression d’entrer dans un univers un peu particulier, à la fois insolite et poétique. Mais très vite, la magie retombe, les personnages perdent de leur consistance et les situations deviennent invraisemblables. Je dois dire aussi que les nombreuses analepses m’ont perturbée, sans parler des coquilles à répétition et de la traduction, qui m’a paru parfois approximative. Bref, j’aurais aimé pouvoir être enchantée par ce livre prometteur, mais j’ai malheureusement très vite décroché…

★★☆☆☆

Extrait : « Peut-être vous feront-ils asseoir sur un banc, face à l’océan, pour vous raconter toute l’histoire, celle de la baleine et l’homme nu sur la plage. Peut-être même vous inviteront-ils à longer avec eux la très ancienne digue qui enserre le port, puis le sentier rocailleux qui contourne le cap avant de déboucher sur la plage. Là, ils vous indiqueront sans doute le rocher sur lequel était juché Kenny Kennet lorsqu’il aperçut la baleine ; ainsi que la langue de sable, à deux pas de là, où l’on découvrit le prénommé Joe. Et sans doute qu’en contemplant les rochers épars et peu engageants qui festonnent le rivage, ils s’interrogeront tout haut :  » Qui pourrait flotter et dériver au milieu de tout ça sans se faire déchiqueter ? »

Sans oublier la baleine – John Ironmonger

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Une saison à la petite boulangerie

51lh0gB-ndL._SX323_BO1,204,203,200_Résumé : Polly Waterford coule des jours heureux sur la paisible île de Mount Polbearne. Sa petite boulangerie connaît un franc succès : les habitants du village continuent de s’y presser et un journal régional souhaite même la sélectionner dans son prochain guide ! Polly est aussi comblée par son histoire d’amour avec Huckle, le séduisant Américain qui a su conquérir son cœur. Les deux amoureux se sont installés ensemble dans le grand phare qui domine l’océan.
Malheureusement, lorsque le nouveau propriétaire de la boulangerie de Polly débarque sur l’île avec une lueur malicieuse au fond des yeux, celle-ci réalise soudain que son bonheur est bien fragile. Et le départ précipité de Huckle pour les États-Unis ne l’aide guère à envisager l’avenir avec sérénité. Face à cette nouvelle tempête qui se prépare, Polly va devoir se battre pour ne pas laisser sa vie prendre l’eau. Réussira-t-elle à surmonter les obstacles qui se dressent sur sa route ?

Avis : Là où le premier tome (« La petite boulangerie du bout du monde ») était frais et sympathique, le second est quant à lui cousu de fil blanc, bourré de clichés et de personnages passablement insupportables. Ça commençait pourtant pas trop mal, mais le plaisir de retrouver les protagonistes du tome précédent a très vite été gâché par un enchainement de poncifs et de morosité. J’avais envie d’une petite lecture agréable et légère en cette fin d’année… c’est loupé  !

Extrait : « A cet instant précis, tout ce qu’elle souhaitait, c’était s’asseoir dans le nid d’aigle qui faisait office de salon, au dernier étage de la maison, boire un thé, manger un tortillon au fromage, et se détendre tout en profitant de la vue sur la mer, toujours changeante. Dehors, les nuages poursuivaient leur course, si près qu’elle aurait pu les toucher. Les petits bateaux de pêche dansaient sur une eau aux teintes mêlées de vert et de marron délavés, treuillant de lourds filets derrière eux. Minuscules et fragiles sur l’immensité des flots. Elle n’aspirait qu’à cinq minutes de calme et de tranquillité avant de retourner à la boulangerie pour assister Jayden, son collègue. »

« Une saison à la petite boulangerie » – Jenny Colgan

Le jour où j’ai appris à vivre

41YvzxcXHvL._SX322_BO1,204,203,200_Résumé : Imaginez : vous vous baladez sur les quais de San Francisco un dimanche, quand soudain une bohémienne vous saisit la main pour y lire votre avenir. Amusé, vous vous laissez faire, mais son regard se fige, elle devient livide. Ce qu’elle va finalement vous dire, vous auriez préféré ne pas l’entendre. À partir de là, rien ne sera plus comme avant, et il vous sera impossible de rester sur les rails de la routine habituelle. C’est ce qui va arriver à Jonathan. À la suite de cette rencontre troublante, il va se retrouver embarqué dans une aventure de découverte de soi ponctuée d’expériences qui vont changer radicalement sa vision de sa vie, de la vie. 

Avis : (Audiobook) De cet auteur, je n’avais lu qu’un roman (« L’Homme qui voulait être heureux »), et cette première lecture ne m’avait qu’à moitié convaincue. Ce second titre est du même ordre : l’histoire est un prétexte pour distiller des conseils de mieux-être, des leçons de vie, des recettes de bonheur. Certains passages flirtent donc de temps à autre avec la facilité, voire la niaiserie, quand d’autres (notamment ceux en compagnie de la tante) sont extrêmement intéressants et relèvent parfois de discussions philosophiques ou d’exposés scientifiques. Malheureusement, la fiction ne parvient pas à faire le lien entre toutes ces réflexions posées les unes à la suite des autres, et l’histoire ne prend jamais totalement. Bref, un petit roman en mode « Amélie Poulain à San Francisco », mais sans réelle délicatesse ou finesse.

★★☆☆☆

Extrait : « La nature nous rend ce que la société nous a confisqué. Nous sommes des êtres complets et la nature nous amène à le ressentir profondément, alors que la société crée en nous le manque. Elle sait nous faire croire et nous faire ressentir qu’il nous manque quelque chose pour être heureux. Elle nous interdit d’être satisfaits de ce que nous avons, de ce que nous sommes. Elle ne cesse de nous faire croire que nous sommes incomplets. » 

« Le Jour où j’ai appris à vivre » – Laurent Gounelle

Demain est un autre jour

9782266236799_1_75Résumé : À la mort de sa mère, Brett Bohlinger pense qu’elle va hériter de l’empire de cosmétique familial. Mais, à sa grande surprise, elle ne reçoit qu’un vieux papier jauni et chiffonné : la liste des choses qu’elle voulait vivre, rédigée lorsqu’elle avait 14 ans. Pour toucher sa part d’héritage, elle aura un an pour réaliser tous les objectifs de cette life list… Mais la Brett d’aujourd’hui n’a plus rien à voir avec la jeune fille de l’époque. Enseigner ? Elle n’a aucune envie d’abandonner son salaire confortable pour batailler avec des enfants rebelles. Un bébé ? Andrew, son petit ami avocat, n’en veut pas. Entamer une vraie relation avec un père trop distant ? Les circonstances ne s’y prêtent guère. Tomber amoureuse ? C’est déjà fait, grâce à Andrew, à moins que… Malgré tout, Brett va devoir quitter sa cage dorée pour tenter de relever le défi. Et elle est bien loin d’imaginer ce qui l’attend.

Mon avis : Je ne m’attendais à rien d’extraordinaire en débutant la lecture de ce livre. A juste titre ! Un petit roman de plage, pas prise de tête, bourré de bons sentiments à la sauce guimauve… Pas vraiment mon envie du moment.

Extrait : « Eleanor Roosevelt a dit un jour: « Faites chaque jour quelque chose qui vous fait peur. » Pousse-toi à réaliser les choses qui t’effraient, ma chérie. Prends des risques et vois où ils te mènent, car, grâce à eux, la vie vaut la peine d’être vécue. »

L’extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikéa

9782253179900_1_75Résumé : Une aventure rocambolesque et hilarante aux quatre coins de l’Europe et dans la Libye post-kadhafiste. Une histoire d’amour plus pétillante que le Coca-Cola, mais aussi le reflet d’une terrible réalité : le combat que mènent chaque jour les clandestins, ultimes aventuriers de notre siècle.

Mon avis : (Audiobook) J’ai ri une fois, deux fois… puis plus du tout, au fur et à mesure que les clichés s’enchaînaient, frôlant souvent le racisme, la misogynie, l’homophobie et autres réjouissances du même acabit. Je ne suis cependant pas certaine que telle était la volonté de l’auteur, on sent l’envie de manier l’humour noir et le second degré, mais c’est hélas terriblement maladroit. En plus d’être mal écrit. Bref, peut-être faudrait-il arrêter de vouloir surfer sur la vague des feel-good books aux titres à rallonge et à la construction similaire (« Le Vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire », « Les fabuleuses aventures d’un Indien malchanceux qui devient milliardaire », « La Lettre qui allait changer le destin d’Harold Fry arriva le mardi »…etc)

☆☆☆

Extrait : « Et puis, elle avait un âge où si elle voulait quelque chose, elle le prenait tout de suite. La vie passait à une vitesse folle maintenant. Comme quoi, une petite bousculade dans la queue d’un Ikea pouvait parfois donner plus de résultats que trois ans d’abonnement à Meetic. »

Complètement cramé

Rés9782266246194_1_75umé : Lassé de tout, Andrew Blake quitte l’Angleterre et se fait embaucher comme majordome en France, au Domaine de Beauvillier. Confronté à de surprenantes personnalités – sa patronne, Odile, la cuisinière, Manon, ou encore Philippe, le régisseur – lui qui croyait en avoir fini avec l’existence va être obligé de tout recommencer…

Mon avis : (Écouté en AudioBook) Pendant longtemps, j’ai lu chaque livre jusqu’au bout, même s’il ne me plaisait guère – sait-on jamais, on n’est pas à l’abri d’une belle surprise cachée dans les dernières pages… Maintenant, en pensant à tous les très bons livres qui m’attendent, je me tracasse un peu moins ! Et quand je n’accroche pas après une petite centaine de pages, je préfère passer à une autre histoire. Ça a clairement été le cas de ce livre. Chaque phrase m’exaspérant un peu plus que la précédente, chaque cliché me hérissant davantage les poils, chaque « gag » me laissant de marbre, j’ai préféré jeter l’éponge…

☆☆☆

Extrait : « On dit souvent que les yeux sont les fenêtres de l’âme. Les gens se caressent, se touchent, mais il faut beaucoup de confiance pour que quelqu’un vous laisse l’observer droit dans les yeux aussi longtemps que vous en avez envie. A ce moment-là, vous n’entendez pas seulement ce qu’il veut bien vous dire, vous voyez ce qu’il est vraiment. »

Les chroniques d’Edimbourg, tome 1 : 44 Scotland Street

51Kqwe536KL._SX303_BO1,204,203,200_Résumé : Au 44 Scotland Street, dans le quartier Bohème d’Edimbourg, la vie frémit à tous les étages. Entre Bruce, jeune Apollon aussi narcissique que séduisant, la vieille Macdonald, une excentrique en mal de ragots et le petit Bertie, enfant prodige, Pat, découvre sa nouvelle famille. Des chroniques inoubliables empreintes de tendresse et d’humour so british !

Avis : Les « Chroniques de San Francisco », version Edimbourg, j’avoue, c’était alléchant. Sauf que… Des personnages sans relief, tous plus détestables les uns que les autres, des clichés à foison, un rythme… quel rythme ? , des intrigues médiocres, des enchaînements prévisibles… Bref, on s’ennuie ferme au 44 Scotland Street!

★☆☆☆☆

Extrait : « Cependant, c’est mon fils, se disait-il. Il n’est peut-être pas bon à grand chose, mais il est honnête, il respecte ses parents et il est ma chair et mon sang. Je pourrais être moins bien loti : certains fils font souffrir leur père bien davantage. Ce garçon est un raté, certes, mais c’est un bon raté, et c’est mon raté à moi. »

« Les chroniques d’Edimbourg, tome 1 : 44 Scotland Street »
Alexander McCall Smith