Big mushy happy lump

51nvsYl-0LL._SX404_BO1,204,203,200_Résumé : Sarah Andersen’s hugely popular, world-famous Sarah’s Scribbles comics are for those of us who boast bookstore-ready bodies and Netflix-ready hair, who are always down for all-night reading-in-bed parties and extremely exclusive after-hour one-person music festivals. In addition to the most recent Sarah’s Scribbles fan favorites and dozens of all-new comics, this volume contains illustrated personal essays on Sarah’s real-life experiences with anxiety, career, relationships and other adulthood challenges that will remind readers of Allie Brosh’s Hyperbole and a Half and Jenny Lawson’s Let’s Pretend This Never Happened. The same uniquely frank, real, yet humorous and uplifting tone that makes Sarah’s Scribbles so relatable blooms beautifully in this new longer form.

Avis : Encore une fois, j’ai beaucoup ri (cf. « Adulthood is a myth ») ! Parce que bien évidemment, il est difficile de ne pas se reconnaître dans certains strips… Du coup, ça n’en est que plus drôle et efficace. Cependant, j’ai un peu moins accroché à la partie « texte illustré », d’où l’étoile en moins. Mais si un troisième volume devait être publié, c’est avec grand plaisir que je le lirais !

★★★★☆
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Petits portraits de très grandes personnes

51gKzQpjfKL._SX332_BO1,204,203,200_Résumé : On aurait pu les appeler personnes âgées, mais ça aurait été réducteur. Papi ou Mamie n’ont pas toujours eu des cheveux blancs et des sourcils en broussaille, n’ont pas toujours eu besoin de déambulateurs ou de dentiers. Il fut un temps où ils ont couru, ri, joué, raconté des blagues, fait des galipettes, eu des peines de coeur, des frustrations, des peurs, de l’acné… Difficile d’imaginer la vie qu’ils ont menée. En lisant, vous en aurez une petite idée. Les textes sont courts, les photos sont trippantes, qu’est-ce que vous risquez ? D’avoir envie d’aller les voir ? D’aller leur taper la bise ? Ce serait nickel. Ils ont tellement besoin d’amour… 

Avis : C’est un petit livre tout simple, sans prétention, qui se lit aisément. C’est un petit livre de tranches de vie, qui fait du bien au cœur. On y apprend des choses (à l’époque, les hommes travaillaient à la ferme en échange d’un salaire, alors que les femmes, qui en faisaient tout autant, n’étaient absolument pas payées…!), on sourit, on est ému. Ça n’a l’air de rien, on survole ces histoires (trop) brièvement racontées, mais c’est doux et sucré. Pas de la grande littérature donc, mais un bon petit moment passé en compagnie de ces personnes âgées.

★★★★☆

Extrait : « C’est la première fois que j’allais écrire un texte à partir d’histoires réelles, j’avais un peu la pétoche. En entrant dans votre chambre, j’ai croisé votre regard, il m’a transpercée, vous avez commencé à parler, l’urgence était de vous écouter. »

« Petits portraits de très grandes personnes » – Barbara Constantine, Cecyl Gillet

La mélodie familière de la boutique de Sung

51csggj3ykl-_sx339_bo1204203200_Résumé : Lorsque la grand-mère de Minh donne un spectacle de marionnette vietnamienne pour la fête de fin d’année de l’école, personne ne soupçonne que Prenzlauer Berg va en être bouleversé. Et pourtant, dans le quartier situé au cœur de Berlin, la part d’Asie – cette richesse culturelle enfouie – ressurgit, insufflant un nouveau sens de la communauté. L’effet papillon dans toute sa puissance. Bientôt, tous les habitants sont coiffés de chapeaux de paille pointus, des légumes méconnus apparaissent dans les assiettes, des ponts en bambou relient les maisons de toit en toit. De belles vibrations, une vraie révolution !  

Avis : Ça avait pourtant très bien commencé… On virevoltait d’un portrait à un autre avec légèreté, l’auteure saisissant pour chacun de ses nombreux protagonistes des instants de vie d’une grande justesse. C’était frais, sensible et drôle parfois. Puis ce tourbillon de personnages lasse, l’humour perd lourdement de sa finesse, les situations deviennent de plus en plus rocambolesques, les clichés s’accumulent et l’on s’égare totalement dans ce brouhaha assourdissant. Petite déception, donc…

★★☆☆☆

Extrait : « Une fois le gingembre et le citron vert incorporés aux fruits, elle passa la cuillère en bois à Sung, monta sur une chaise et attrapa une bouteille d’alcool de framboises sur la plus haute étagère de la cuisine. Elle en remplit la moitié d’un verre, prit une gorgée, laissa Sung en boire une à son tour et versa le reste dans la confiture en ébullition. Quand les pots furent bien vissés et posés à l’envers sur la table, Mia et Sung s’embrassèrent aussi naturellement que si ce baiser était la conséquence logique de la préparation de la confiture de framboises, inéluctable et indépendant de leur volonté ou de leur libre arbitre. »

« La mélodie familière de la boutique Sung » – Karin Kalisa

Adulthood is a myth

5151gqtpqgl-_sx404_bo1204203200_Résumé : These casually drawn, perfectly on-point comics by the hugely popular young Brooklyn-based artist Sarah Andersen are for the rest of us. They document the wasting of entire beautiful weekends on the internet, the unbearable agony of holding hands on the street with a gorgeous guy, and dreaming all day of getting home and back into pajamas. In other words, the horrors and awkwardnesses of young modern life. Oh and they are totally not autobiographical. At all.

Avis : (VO) Un très chouette recueil de comic strips qui m’a beaucoup fait rire (parfois même aux éclats, c’est dire), des histoires courtes d’une universalité folle (a fortiori si tu es dotée d’un utérus et que tu as eu le bon goût de naître dans les années 80), une couverture floquée que tu ne pourras t’empêcher de caresser et de re-caresser (si si)… Bref, c’est court, drôle et terriblement efficace ! Autant dire que j’attends la sortie de « Big mushy happy lump » (tout un programme) avec impatience.

★★★★★

Extrait :
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« Adulthood is a myth » – Sarah Andersen

Sans oublier la baleine

9782234079717_1_75Résumé : À Saint-Piran, en Cornouailles, on se souvient encore du jour où le jeune homme nu a été rejeté sur la plage par l’océan. Une entrée en scène des plus originales. Les villageois se portent bien sûr à son secours : l’ineffable Dr Books, le glaneur Kenny Kennett, Demelza, romancière à l’eau de rose… ou encore la pimpante épouse du vicaire. Sans oublier la baleine, à l’arrière-plan, qui ne veut plus quitter la côte. Personne ne sait alors que Joe Haak a fui la City, terrorisé à l’idée que le programme de prédictions qu’il a inventé n’entraîne l’effondrement de l’économie mondiale. Avec ce nouveau venu, un sentiment de fin du monde vient contrarier la quiétude de Saint-Piran…

Avis : La couverture est superbe, le résumé alléchant… mais hélas, je n’ai pas du tout été embarquée par cette histoire. Pourtant, le début m’intriguait, la délicieuse impression d’entrer dans un univers un peu particulier, à la fois insolite et poétique. Mais très vite, la magie retombe, les personnages perdent de leur consistance et les situations deviennent invraisemblables. Je dois dire aussi que les nombreuses analepses m’ont perturbée, sans parler des coquilles à répétition et de la traduction, qui m’a paru parfois approximative. Bref, j’aurais aimé pouvoir être enchantée par ce livre prometteur, mais j’ai malheureusement très vite décroché…

★★☆☆☆

Extrait : « Peut-être vous feront-ils asseoir sur un banc, face à l’océan, pour vous raconter toute l’histoire, celle de la baleine et l’homme nu sur la plage. Peut-être même vous inviteront-ils à longer avec eux la très ancienne digue qui enserre le port, puis le sentier rocailleux qui contourne le cap avant de déboucher sur la plage. Là, ils vous indiqueront sans doute le rocher sur lequel était juché Kenny Kennet lorsqu’il aperçut la baleine ; ainsi que la langue de sable, à deux pas de là, où l’on découvrit le prénommé Joe. Et sans doute qu’en contemplant les rochers épars et peu engageants qui festonnent le rivage, ils s’interrogeront tout haut :  » Qui pourrait flotter et dériver au milieu de tout ça sans se faire déchiqueter ? »

Sans oublier la baleine – John Ironmonger

Une saison à la petite boulangerie

51lh0gB-ndL._SX323_BO1,204,203,200_Résumé : Polly Waterford coule des jours heureux sur la paisible île de Mount Polbearne. Sa petite boulangerie connaît un franc succès : les habitants du village continuent de s’y presser et un journal régional souhaite même la sélectionner dans son prochain guide ! Polly est aussi comblée par son histoire d’amour avec Huckle, le séduisant Américain qui a su conquérir son cœur. Les deux amoureux se sont installés ensemble dans le grand phare qui domine l’océan.
Malheureusement, lorsque le nouveau propriétaire de la boulangerie de Polly débarque sur l’île avec une lueur malicieuse au fond des yeux, celle-ci réalise soudain que son bonheur est bien fragile. Et le départ précipité de Huckle pour les États-Unis ne l’aide guère à envisager l’avenir avec sérénité. Face à cette nouvelle tempête qui se prépare, Polly va devoir se battre pour ne pas laisser sa vie prendre l’eau. Réussira-t-elle à surmonter les obstacles qui se dressent sur sa route ?

Avis : Là où le premier tome (« La petite boulangerie du bout du monde ») était frais et sympathique, le second est quant à lui cousu de fil blanc, bourré de clichés et de personnages passablement insupportables. Ça commençait pourtant pas trop mal, mais le plaisir de retrouver les protagonistes du tome précédent a très vite été gâché par un enchainement de poncifs et de morosité. J’avais envie d’une petite lecture agréable et légère en cette fin d’année… c’est loupé  !

Extrait : « A cet instant précis, tout ce qu’elle souhaitait, c’était s’asseoir dans le nid d’aigle qui faisait office de salon, au dernier étage de la maison, boire un thé, manger un tortillon au fromage, et se détendre tout en profitant de la vue sur la mer, toujours changeante. Dehors, les nuages poursuivaient leur course, si près qu’elle aurait pu les toucher. Les petits bateaux de pêche dansaient sur une eau aux teintes mêlées de vert et de marron délavés, treuillant de lourds filets derrière eux. Minuscules et fragiles sur l’immensité des flots. Elle n’aspirait qu’à cinq minutes de calme et de tranquillité avant de retourner à la boulangerie pour assister Jayden, son collègue. »

« Une saison à la petite boulangerie » – Jenny Colgan

Le jour où j’ai appris à vivre

41YvzxcXHvL._SX322_BO1,204,203,200_Résumé : Imaginez : vous vous baladez sur les quais de San Francisco un dimanche, quand soudain une bohémienne vous saisit la main pour y lire votre avenir. Amusé, vous vous laissez faire, mais son regard se fige, elle devient livide. Ce qu’elle va finalement vous dire, vous auriez préféré ne pas l’entendre. À partir de là, rien ne sera plus comme avant, et il vous sera impossible de rester sur les rails de la routine habituelle. C’est ce qui va arriver à Jonathan. À la suite de cette rencontre troublante, il va se retrouver embarqué dans une aventure de découverte de soi ponctuée d’expériences qui vont changer radicalement sa vision de sa vie, de la vie. 

Avis : (Audiobook) De cet auteur, je n’avais lu qu’un roman (« L’Homme qui voulait être heureux »), et cette première lecture ne m’avait qu’à moitié convaincue. Ce second titre est du même ordre : l’histoire est un prétexte pour distiller des conseils de mieux-être, des leçons de vie, des recettes de bonheur. Certains passages flirtent donc de temps à autre avec la facilité, voire la niaiserie, quand d’autres (notamment ceux en compagnie de la tante) sont extrêmement intéressants et relèvent parfois de discussions philosophiques ou d’exposés scientifiques. Malheureusement, la fiction ne parvient pas à faire le lien entre toutes ces réflexions posées les unes à la suite des autres, et l’histoire ne prend jamais totalement. Bref, un petit roman en mode « Amélie Poulain à San Francisco », mais sans réelle délicatesse ou finesse.

★★☆☆☆

Extrait : « La nature nous rend ce que la société nous a confisqué. Nous sommes des êtres complets et la nature nous amène à le ressentir profondément, alors que la société crée en nous le manque. Elle sait nous faire croire et nous faire ressentir qu’il nous manque quelque chose pour être heureux. Elle nous interdit d’être satisfaits de ce que nous avons, de ce que nous sommes. Elle ne cesse de nous faire croire que nous sommes incomplets. » 

« Le Jour où j’ai appris à vivre » – Laurent Gounelle