La Passe-Miroir, tome 3 : La mémoire de Babel

616rJpS3WmL._SX346_BO1,204,203,200_Résumé : Deux ans et sept mois qu’Ophélie se morfond sur son arche d’Anima. Aujourd’hui, il lui faut agir, exploiter ce qu’elle a appris à la lecture du Livre de Farouk et les bribes d’information divulguées par Dieu. Sous une fausse identité, Ophélie rejoint Babel, arche cosmopolite et joyau de modernité. Ses talents de liseuse suffiront-ils à déjouer les pièges d’adversaires toujours plus redoutables ? A-t-elle la moindre chance de retrouver la trace de Thorn ?

Avis : Lorsqu’on lit un troisième tome, difficile d’éviter la comparaison avec les deux premiers. Et sincèrement, je trouve celui-ci vraiment à la hauteur du deuxième volet (le premier ne m’avait laissé qu’un souvenir assez mitigé). Certes, l’ambiance sur Babel est bien différente de celle de la Citacielle, mais la découverte de ce nouvel univers m’a vraiment embarquée. Et même si ce tome n’est pas dénué de défauts (parfois un peu trop « jeunesse » à mon goût), j’ai apprécié les retrouvailles avec l’écriture de Christelle Dabos, ses personnages et sa folle imagination.

4/5

Extrait : « Elle oublia l’appréhension, elle oublia la chaleur, elle oublia jusqu’à la raison de sa présence ici et, quand elle fut vide d’elle-même, elle posa les mains sur la botte de la statue. L’ombre du mémorial reflua comme une marée, tandis que le soleil faisait marche arrière dans le ciel. Le jour céda la place à la nuit, aujourd’hui devint hier et le temps explosa sous les doigts d’Ophélie. Ce n’étaient plus ses doigts à elle. C’étaient des centaines, des milliers d’autres doigts qui caressaient la botte de la statue, jour avant jour, année avant année, siècle avant siècle.
Pour porter chance.
Pour réussir.
Pour guérir.
Pour de rire.
Pour grandir.
Pour survivre.
Et soudain, alors qu’Ophélie se diluait dans cette foule de mains anonymes, elle retrouva ses mains à elle. Ou plutôt des mains qui étaient les siennes sans être les siennes. Et ce fut à travers des yeux qui étaient les siens sans être les siens qu’elle observa la statue. D’un métal brillant, le soldat brandissait fièrement son fusil sous les mimosas en fleur, sa tête emportée par l’obus qui avait détruit le porche de l’école derrière lui.
 » Il sera une fois, dans pas si longtemps, un monde qui vivra enfin en paix. » »

« La Passe-Miroir, tome 3 : La mémoire de Babel » – Christelle Dabos

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La passe-miroir, tome 2 : Les disparus du Clairdelune

61r5auqnpyl-_sx342_bo1204203200_Résumé : Officiellement introduite à la cour comme Vice-conteuse, Ophélie découvre les mondanités d’un univers où complots et tensions politiques sont à l’œuvre derrière les belles apparences. Entre l’arrivée de sa famille au Pôle et les exigences de Farouk, elle n’a d’autre choix que de s’appuyer sur Thorn, son énigmatique fiancé. Quand des nobles disparaissent les uns après les autres, la liseuse d’Anima doit user de ses talents pour mener l’enquête. Une mission qui va l’entraîner beaucoup plus loin que prévu, au cœur d’une vérité plus redoutable que tout ce à quoi elle s’était préparée.

Avis : Pour une raison que j’ignore, je ne me souvenais franchement plus très bien du premier tome – si ce n’est qu’il avait ses défauts, mais que dans l’ensemble je l’avais apprécié. Le début de ma lecture a donc été quelque peu fastidieux, mais très vite, des bribes me sont revenues et j’ai enfin pu me laisser happer par l’histoire, ses intrigues, ses personnages (je dois dire que leur évolution m’a particulièrement séduite). Ce tome-ci me laissera donc probablement plus de souvenirs que le précédent !

★★★★☆

Extrait : « – Vous voulez régler tous les problèmes par vous-même, poursuivit-elle d’une voix épaisse, quitte à utiliser les gens comme des pièces d’échiquier, quitte à vous faire détester du monde entier.
– Et vous, vous me détestez encore ?
– Je crois que non. Plus maintenant.
– Tant mieux, grommela Thorn entre ses dents. Parce que je ne me suis jamais donné autant de mal pour ne pas être détesté de quelqu’un. »

« La passe-miroir, tome 2 : Les disparus du Clairdelune » – Christelle Dabos

L’assassin royal T.1, L’apprenti assassin

9782290352625_1_75Résumé : Au royaume des Six-Duchés, le prince Chevalerie, de la famille régnante des Loinvoyant – par tradition, le nom des seigneurs doit modeler leur caractère – décide de renoncer à son ambition de devenir roi-servant en apprenant l’existence de Fitz, son fils illégitime. Le jeune bâtard grandit à Castelcerf, sous l’égide du maître d’écurie Burrich. Mais le roi Subtil impose bientôt que Fitz reçoive, malgré sa condition, une éducation princière. L’enfant découvrira vite que le véritable dessein du monarque est autre : faire de lui un assassin royal. Et tandis que les attaques des Pirates rouges mettent en péril la contrée, Fitz va constater à chaque instant que sa vie ne tient qu’à un fil : celui de sa lame…

Mon avis : J’ai longtemps entendu parler de cette série, dont les avis étaient quasi-unanimement dithyrambiques (l’auteure est même encensée par un certain Monsieur George R.R. Martin : « Actuellement, dans le marché bondé de la fantasy, les livres de Robin Hobb sont comme des diamants dans une mer de zircons. » C’est dire !). Est-ce pour cela que j’ai été un peu déçue ? Puisqu’il s’agit d’un premier tome, il est surtout question ici de mise en place du décor et de présentation des personnages, donc quelques longueurs sont à déplorer. Cependant, on y découvre un univers intéressant, quelques belles trouvailles, du suspens, ainsi que des protagonistes souvent attachants. Bref, une lecture assez inégale (parfois, je ne parvenais pas à refermer le livre, parfois je peinais à le garder ouvert), mais la découverte fut relativement agréable. Quant à savoir si je lirai les 12 autres tomes (rien que ça !), seul l’avenir nous le dira…

★★★☆☆

Extrait :  « L’exercice qui permet de se concentrer est simple. Il suffit de cesser de penser à ce que l’on veut faire, de cesser de penser à ce que l’on vient de faire ; puis de cesser de penser que l’on a cessé d’y penser ; alors on trouve le Maintenant, le temps qui s’étend sur l’éternité et qui est le seul temps qui existe réellement. En ce lieu, on a enfin le temps d’être soi-même. »

« L’assassin royal, T.1 : L’apprenti assassin » – Robin Hobb