Big mushy happy lump

51nvsYl-0LL._SX404_BO1,204,203,200_Résumé : Sarah Andersen’s hugely popular, world-famous Sarah’s Scribbles comics are for those of us who boast bookstore-ready bodies and Netflix-ready hair, who are always down for all-night reading-in-bed parties and extremely exclusive after-hour one-person music festivals. In addition to the most recent Sarah’s Scribbles fan favorites and dozens of all-new comics, this volume contains illustrated personal essays on Sarah’s real-life experiences with anxiety, career, relationships and other adulthood challenges that will remind readers of Allie Brosh’s Hyperbole and a Half and Jenny Lawson’s Let’s Pretend This Never Happened. The same uniquely frank, real, yet humorous and uplifting tone that makes Sarah’s Scribbles so relatable blooms beautifully in this new longer form.

Avis : Encore une fois, j’ai beaucoup ri (cf. « Adulthood is a myth ») ! Parce que bien évidemment, il est difficile de ne pas se reconnaître dans certains strips… Du coup, ça n’en est que plus drôle et efficace. Cependant, j’ai un peu moins accroché à la partie « texte illustré », d’où l’étoile en moins. Mais si un troisième volume devait être publié, c’est avec grand plaisir que je le lirais !

★★★★☆
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Honky Zombie Tonk

61okepgkgnl-_sx343_bo1204203200_Résumé : « Sidney Bechet c’est clarinette et coups de feu : du micmac dans la rue Pigalle. D’après les flics, on y punit les fausses notes par des balles. Sorti du trou, Bechet s’envole au Bar des Palmes à Berlin. Ses syncopes mettent le feu aux bourges comme aux margoulins. » Quel est le point commun entre une prêtresse vaudou, un champion de boxe et la déesse de l’éloquence ? Le blues ! À travers des quatrains endiablés et illustrés par des dessins pop à la vision grinçante et hallucinée, Henning Wagenbreth retrace l’histoire d’une musique enracinée à la Nouvelle-Orléans. Il brosse les portraits de figures mythiques telles que Buddy Bolden, Baby Dodds, King Oliver ou Louis Armstrong ; mais aussi des boxeurs, des macs et des cartomanciennes. En nous entraînant sur les rives du Mississippi ou dans les rues de Chicago, il nous rappelle que cette musique, comme la vie, s’est écrite dans la violence, la beauté et le sang.

Avis: Le résumé est terriblement efficace ! Je n’ai, du coup, pas grand chose à ajouter… C’est électrique, fou, puissant, coloré, explosif, brutal, drôle et féroce, à l’image de la mythique Nouvelle-Orléans. Et pour celles et ceux qui souhaiteraient en apprendre un peu plus, une très chouette affiche « Who is who and what is what ? » est glissée à la fin du bouquin.

★★★★☆

Extrait :

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« Honky Zombie Tonk » – Henning Wagenbreth

Pelote dans la fumée, tome 1 : L’été / L’automne

61hnhhezhxl-_sx368_bo1204203200_Résumé : Un orphelinat imaginaire hors-d âge abrite des enfants en guerre contre les clans voisins, des enfants qui ont tatoué sur le corps tout le passé des Balkans. Ses héros, Pelote et Bourdon deux pensionnaires de cet orphelinat se souviennent sans plaisir de ce passé récent. Enfants des rues, prostituées, cirque ambulant, tous puisent leurs énergies dans une mer bleue pétrole, dans les couchers de soleil des tableaux naïfs de l Europe de l est.

Avis : La belle découverte que voilà ! Il faut dire qu’en matière de bandes dessinées, pour une raison que j’ignore, je frôle souvent le statut de fieffée emmerdeuse :-). En effet, je trouve souvent à y redire et ne suis que rarement comblée; soit les dessins sont superbes, mais le scénario est creux, soit c’est la couverture qui nous vend du rêve, mais les couleurs ou les dialogues sont médiocres, et j’en passe… Or là, tout me plaît (alléluia !) : les quelques textes tapent juste, l’atmosphère poisseuse est palpable, ces gamins paumés vous agrippent le cœur, la banalité de la violence vous remue les tripes… Mais dans un brutal contraste, chaque planche est d’une beauté folle, chaque couleur vous explose au visage, comme pour mieux narguer l’inexorable misère. Enfin, pour qui aime se perdre dans la minutie des détails, cette BD est un régal. Bref, il me tarde de lire le second tome !

★★★★★

Extrait :
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« Pelote dans la fumée, tome 1 : L’été / L’automne » – Miroslav Sekulic-Struja

Adulthood is a myth

5151gqtpqgl-_sx404_bo1204203200_Résumé : These casually drawn, perfectly on-point comics by the hugely popular young Brooklyn-based artist Sarah Andersen are for the rest of us. They document the wasting of entire beautiful weekends on the internet, the unbearable agony of holding hands on the street with a gorgeous guy, and dreaming all day of getting home and back into pajamas. In other words, the horrors and awkwardnesses of young modern life. Oh and they are totally not autobiographical. At all.

Avis : (VO) Un très chouette recueil de comic strips qui m’a beaucoup fait rire (parfois même aux éclats, c’est dire), des histoires courtes d’une universalité folle (a fortiori si tu es dotée d’un utérus et que tu as eu le bon goût de naître dans les années 80), une couverture floquée que tu ne pourras t’empêcher de caresser et de re-caresser (si si)… Bref, c’est court, drôle et terriblement efficace ! Autant dire que j’attends la sortie de « Big mushy happy lump » (tout un programme) avec impatience.

★★★★★

Extrait :
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« Adulthood is a myth » – Sarah Andersen

Hyperbole

51moodwbiol-_sx344_bo1204203200_Résumé : Dans ce roman graphique hors du commun, Allie Brosh, une surdouée de 25 ans, raconte ses souvenirs d’enfance, ses angoisses existentielles, sa dépression et ses histoires absurdes avec les chiens. Par-delà la dérision, c’est un beau livre sur la condition humaine. Allie Brosh pourrait être la fille de Woody Allen – pour son humour utilisé comme arme antinévrose – et de Virginia Woolf – pour ses capacités d’introspection. 

Avis : Certaines histoires m’ont vraiment bien fait marrer (peut-on parler de ces chiens crétin et psychopathe ? Et de la petite Allie, qui à l’époque était déjà pas mal perchée ?) Quant aux chapitres évoquant l’angoisse existentielle et la dépression de son auteure, ils sont parfois durs, voire insupportables, mais toujours justes, et rarement impudiques. Alors oui, certains diront que les dessins sont vraiment moches, mais on s’en tamponne le coquillard, ça fait partie du charme biscornu de ce chouette roman graphique ! Bref, une évocation drôle, brute et moderne de la difficulté de s’adapter, de trouver sa place de jeune adulte dans ce monde de fous.

★★★★☆

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« Hyperbole » – Allie Brosh

Les sentiments du prince Charles

513U3DA-IPL._SX352_BO1,204,203,200_Résumé : Lors d’une conférence de presse après ses fiançailles avec Diana, le prince Charles dut répondre à la question : « Êtes-vous amoureux ? » Après une petite hésitation, il répondit : « Oui… Quel que soit le sens du mot « amour ». Or, en lisant la presse people quelques années plus tard, on constata que, de toute évidence, Charles et Diana n’attribuaient pas du tout le même sens au mot « amour »… En feuilletant les mêmes magazines, on pouvait aussi se demander comment Whitney Houston avait pu tomber amoureuse d’un sale type comme Bobby Brown, et de remarquer au passage qu’en matière d’amour, le bonheur de l’un ne fait pas forcement celui de l’autre. « Qu’est-ce donc que l’amour ? » Forte du constat que les déconvenues sentimentales sont loin d’être l’apanage exclusif de quelques chanteuses ou têtes couronnées, Liv Strömquist mène sa réflexion sur le pourquoi du comment de la relation amoureuse.

Avis : Après être tombée sous le charme de « L’origine du monde », je me faisais une joie de pouvoir lire la précédente BD de Liv Strömquist. On retrouve donc ici la plume incisive de l’auteure, mais cette fois, c’est le couple et l’amour qui passent à la loupe du féminisme… et ce n’est pas toujours beau à voir ! Ainsi, certaines analyses m’ont pas mal perturbées, me mettant face à quelques uns de mes petits travers, mais je dois dire que dans l’ensemble, je ne m’y suis pas retrouvée. Certes, j’y ai appris des choses, j’ai parfois ri, seulement, j’ai de temps à autre eu la fâcheuse sensation de lire un fouillis de généralités à la sauce moralisatrice… Petite déception donc.

★★★☆☆

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« Les sentiments du prince Charles » – Liv Strömquist

L’origine du monde

51iLgPIxxCL._SX352_BO1,204,203,200_Résumé : Une certaine partie du corps de la femme, celle que Gustave Courbet a évoquée dans son tableau L’origine du monde, a suscité et continue de susciter l’intérêt un peu trop «vif« de certains représentants de la gent masculine. C’est ainsi que le Dr. Kellogs, l’inventeur des corn-flakes, a pu affirmer que la masturbation provoque le cancer de l’utérus et le Dr. Baker Brown a pu préconiser l’éradication de l’onanisme féminin par l’ablation du clitoris (la dernière a été pratiquée en 1948). Si le corps médical n’y va pas avec le dos de la cuillère, les philosophes ne sont pas en reste. Jean-Paul Sartre peut ainsi écrire « …le sexe féminin… est un appel d’être, comme d’ailleurs tous les trous ». Sous la plume acérée de Liv Strömquist défile toute une galerie de personnages (pères de l’église et de la psychanalyse, pédagogues, sexologues) dont les théories et les diagnostics ont eu des conséquences dévastatrices sur la sexualité de la femme.

Avis : J’ai découvert cette très chouette BD grâce à Sarah de la librairie Mollat, dans l’une des pastilles intitulées « Ne prêtez pas ce livre ! (on ne vous le rendra jamais) », et je l’en remercie sincèrement ! Parce que j’ai adoré me plonger dans ce pamphlet en noir et blanc, où l’on apprend quantité de choses, tantôt effroyables (que dire de ce cher Freud qui préconisait la rhinoplastie en guise de traitement des règles douloureuses…), tantôt loufoques (ainsi, quel que soit le pays, l’époque ou la religion, il n’est pas rare de retrouver des figurines de femmes exhibant leur vulve aux portes des maisons, des villes, dans les temples ou les églises, et ce apparemment dans un but de protection contre le diable ou les mauvais esprit – on en trouve d’ailleurs à l’église Saint-Hilaire de Poitiers). Vous l’aurez compris, il est ici question de vagin, clitoris, masturbation, orgasme, menstruations et de ces « zinzins de la zézette, furieux de la foufoune, maboules de la moule » qui, à travers les siècles, et sous couvert de religion ou d’expérimentation scientifique, ont salement contribué à dégrader la connaissance et l’image du sexe féminin. Bref, une BD ultra-documentée à l’humour acerbe… à mettre entre toutes les mains !

★★★★★

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« L’origine du monde » – Liv Strömquist