Un clafoutis aux tomates cerises

liv-12267-un-clafoutis-aux-tomates-cerisesRésumé : Au soir de sa vie, Jeanne, quatre-vingt-dix ans, décide d’écrire son journal intime. Sur une année, du premier jour du printemps au dernier jour de l’hiver, d’événements minuscules en réflexions désopilantes, elle consigne ses humeurs, ses souvenirs, sa petite vie de Parisienne exilée depuis plus de soixante ans dans l’Allier, dans sa maison posée au milieu des prés, des bois et des vaches. La liberté de vie et de ton est l’un des privilèges du très grand âge, aussi Jeanne fait-elle ce qu’elle veut et ce qu’elle peut : regarder pousser ses fleurs, boire du vin blanc avec ses amies, s’amuser des mésaventures de Fernand et Marcelle, le couple haut en couleurs de la ferme d’à côté, accueillir pas trop souvent ses petits-enfants, remplir son congélateur de petits choux au fromage, déplier un transat pour se perdre dans les étoiles en espérant les voir toujours à la saison prochaine… 

Avis : Un gentil petit roman… mais pas que. J’ai d’ailleurs pas mal hésité avant de le classer dans la catégorie « feel good ». Parce que oui, c’est parfois drôle et léger (c’était d’ailleurs ce que laissait présager la mignonne couverture), mais la maladie, la vieillesse et la mort sont également des thèmes très présents. Et même s’ils sont à l’occasion abordés sur le ton de l’humour, ça n’est pas cotillons et confettis à chaque page, loin s’en faut. Néanmoins, ça reste un bon moment de lecture, une belle immersion dans ce que vieillir peut vouloir dire, sans mièvrerie.

3,5/5

Extrait : « C’est fou tout ce qui est apparu en près d’un siècle… Tant de choses m’échappent aujourd’hui ! C’est comme la fleur de sel, tiens (oui, je sais, ça n’a rien à voir mais ça m’échappe aussi), une manie de ma fille. Elle en achète, qu’elle range dans mon placard à condiments, près de la cuisinière. La dernière fois, elle a cherché partout son petit pot cartonné. Elle a fini par le trouver. Là où était écrit « fleur de sel », il y avait du sel fin. Elle a rouspété, bien sûr. J’avais recouvert sa fleur de sel de sel fin, je n’avais pas fait attention. Qu’est-ce que ça pouvait faire ? Je ne vois pas la différence, sauf que ça fait des petits grains très désagréables sous la dent, sur la langue. C’est une mode, ce truc-là. Comme les pamplemousses qu’elle veut toujours mélanger à des avocats et de l’huile d’olive. Je n’aime pas. C’est tellement bon tout seul, un pamplemousse ! »

« Un clafoutis aux tomates cerises » – Véronique de Bure

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