Le pull où j’ai grandi

31clr4yYN-L._SX304_BO1,204,203,200_Résumé : Hervé Giraud a le chic pour évoquer en peu de mots les situations, camper des personnages. Il sait aussi se laisser aller à un certain lyrisme quand il parle de ce que la vie peut avoir de sauvage, de brutal et de lumineux. Un garçon un peu branquignol, ses rêves, ses projets d’avenir flous, ses copains d’enfance. Sans le savoir (mais peut-être le savent-ils ?) ils vivent les derniers moments avant de devenir grands pour de bon. Cette succession de situations cocasses qui évoquent avec tant de verve des garçons de classe moyenne, ni brillants ni ratés sont jubilatoires. Derrière son sens de l’humour percutant. Hervé Giraud cache une sensibilité à fleur de peau et cette humanité affleure dans chacune des scènes. Et si ses personnages n’ont pas peur du ridicule, il ne les laisse jamais sombrer tout à fait.

Avis : Pourquoi ai-je eu envie de lire ce livre ? Parce que j’ai beaucoup d’affection pour les éditions Thierry Magnier, mais surtout, parce que sur la première page, on peut lire un auto-portrait extrêmement réjouissant de l’auteur, des mots d’ado que j’aurais pu prononcer, ainsi que les paroles d’une chanson de Neil Young que j’adore. Ça sentait donc plutôt très bon ! Hélas, mon enthousiasme du début est vite retombé… Je ne me suis jamais réellement attachée au personnage principal, et ne savais pas vraiment ce que j’étais en train de lire. Il m’est certes parfois arrivé de rire, c’est déjà ça; mais à trop vouloir forcer le trait, ça en devient un peu lassant. Un livre que j’oublierai, malheureusement.

★★☆☆☆

Extrait : « On ne fait rien. Il est quatre heures de l’après-midi, c’est le soir. Il tombe une espèce de mousson norvégienne, un temps à se mettre au lit avec des couvertures en attendant l’été, à regarder des posters de Tahiti en se demandant si ce n’est pas une image de synthèse. On est là, on ne parle pas, on tente l’expérience de l’ennui dans une attitude très nietzschéenne. Disons que l’on est au chaud, que j’ai mis mon pull numéroté dix-sept et qu’on a presque vingt ans.« 

« Le pull où j’ai grandi » – Hervé Giraud

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