Toute la lumière que nous ne pouvons voir

9782253045281_1_75Résumé : « Toute la lumière que nous ne pouvons voir » nous entraîne, du Paris de l’Occupation à l’effervescence de la Libération, dans le sillage de deux héros dont l’existence est bouleversée par la guerre : Marie-Laure, une jeune aveugle, réfugiée avec son père à Saint-Malo, et Werner, un orphelin, véritable génie des transmissions électromagnétiques, dont les talents sont exploités par la Wehrmacht pour briser la Résistance.

Avis : En lisant le résumé, je m’attendais réellement à être bouleversée par ces deux personnages. En réalité, même si j’ai parfois pu éprouver de l’empathie pour eux, je ne m’y suis finalement pas tant attachée que ça (il m’arrivait même parfois d’oublier que Marie-Laure était aveugle…). Parce que dans ce livre, l’Histoire (ou le destin, ou la fatalité, on l’appellera comme on voudra) est un personnage majeur, et sa terrible et inexorable progression, un véritable moteur à tourner les pages ! Marie-Laure et Werner ne sont finalement que deux minuscules fourmis qui se débattent parmi tant d’autres au milieu du chaos, et l’on comprend que leur histoire est celle de milliers de personnes, et l’on comprend ce que tenter de survivre au cœur de la débâcle peut vouloir dire. Finalement, la force et la beauté de ce récit, c’est d’être universel.

★★★★☆

Extrait : « J’étais en permission l’an dernier et je suis allé voir mon père. Il était vieux. Il avait toujours eu l’air vieux, mais là, tout spécialement. Il a mis un temps fou à traverser la cuisine, avec un paquet de biscuits, des petits biscuits aux amandes. Il a mis ce paquet dans une assiette, tout simplement. On n’y a pas touché, ni lui ni moi. Et il m’a dit: « Tu n’es pas forcé de rester. J’aimerais bien que tu restes, mais tu n’es pas forcé. Tu dois avoir à faire. Tu peux sortir avec tes amis, si tu préfères… ». Il n’arrêtait pas de répéter ça.
Je suis parti. J’ai descendu l’escalier et je me suis retrouvé dans la rue. Je n’avais personne à voir. Aucun ami dans cette ville. Je m’étais tapé toute une journée en train pour venir le voir. Mais je suis parti. Comme ça. »

« Toute la lumière que nous ne pouvons voir » – Anthony Doerr

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