Les rois maudits, tome 2 : La reine étranglée

9782253003069_1_75Résumé : Faisant suite au Roi de fer, La Reine étranglée commence au lendemain même de la mort de Philippe le Bel. Un prince de faible caractère, Louis X le Hutin, dont l’épouse, Marguerite de Bourgogne, est emprisonnée pour adultère, succède à un monarque exceptionnel. Tandis que la Chrétienté attend un pape et que le peuple meurt de faim, les rivalités, les intrigues, les complots vont déchirer la cour de France et conduire barons, prélats, banquiers, et le roi lui-même, au fond d’une impasse dont ils ne pourront sortir que par le crime.

Avis : (Audiobook) Pour être tout à fait honnête, j‘ai été un peu moins conquise par ce deuxième tome – les faits historiques y prenant davantage de place, et ce, aux dépens de l’aspect romancé. On perçoit ainsi moins l’ambiance de l’époque, et la sensation, si présente dans « Le roi de fer », d’assister aux événements, est moins marquée ici. Néanmoins, je continuerai à écouter cette série, parce que je dois bien le dire, j’ai éprouvé malgré tout beaucoup de plaisir à retrouver les frasques de la cour; sans parler, bien évidemment, de la superbe plume de Maurice Druon et des talents de comédien de François Berland.

★★★★☆

Extrait : « Il est des villes plus fortes que les siècles ; le temps ne les change pas. Les dominations s’y succèdent ; les civilisations s’y déposent comme des alluvions ; mais elles conservent à travers les âges leur caractère, leur parfum propre, leur rythme et leur rumeur qui les distinguent de toutes les autres cités de la terre. Naples, de toujours, fut de ces villes-là. Telle elle avait été, telle elle restait et resterait le long des âges, à demi africaine et à demi latine, avec ses ruelles serrées, son grouillement criard, son odeur d’huile, de safran et de poisson frit, sa poussière couleur de soleil, son bruit de grelot au cou des mules. (…) Le peuple n’était ni grec, ni romain, ni byzantin ; il était le peuple napolitain de toujours, peuple pareil à nul autre au monde, qui use de la gaieté comme d’un masque de mime pour dissimuler la tragédie de la misère, qui emploie l’emphase pour donner du piment à la monotonie des jours, et dont l’apparente paresse n’est dictée que par la sagesse de ne point feindre l’activité lorsque l’on a rien à faire. »

« Les rois maudits, tome 2 : La Reine étranglée » – Maurice Druon

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