Le nom des étoiles

9782351781104_1_75Résumé : Confortablement installé avec les siens à Great Falls, une ville paisible du Montana, Pete Fromm a depuis longtemps troqué sa tenue de ranger contre celle de père de famille. Il pensait que ses expériences dans les espaces sauvages des Etats-Unis appartenaient définitivement au passé. Jusqu’à ce qu’on lui propose de s’installer un mois au cœur de la Bob Marshall Wilderness afin de surveiller la croissance d’œufs de poissons. Comment refuser pareille occasion de renouer avec ces grands espaces qui font partie intégrante de son être ? Plus de vingt ans après son séjour à Indian Creek, voici donc Pete Fromm au seuil d’une nouvelle aventure en solitaire.

Avis : C’est avec beaucoup de plaisir que j’ai retrouvé la plume de Pete Fromm ! Et m’évader à ses côtés dans la beauté sauvage des grands espaces américains me réjouit toujours autant. Cependant, je regrette les nombreuses analepses, et aurais davantage préféré partager le quotidien au sein de la Bob Marshall Wilderness (les anecdotes du passé ne sont pas inintéressantes, loin s’en faut, mais elles auraient peut-être pu constituer un livre à elles-seules).

★★★☆☆

Extrait : « Dehors en plein vent, la pluie s’engouffre sous le bord du toit, me pique les joues, ruisselle dans le haut de ma barbe tandis que je contourne la cabane, soulève chacun des volets conçus pour résister aux ours, malmène les hayons. La routine. Je m’engage ensuite sur le chemin boueux, par-dessus le monticule et parmi les arbres, vers l’ouverture du brûlis, le virage qui descend vers la North Fork, le bras nord de la Sun River. Marchant d’un pas laborieux, je me réchauffe un peu et je regarde les gouttes d’eau glisser sur mes bottes que j’ai graissées hier soir, je regarde ma canne piqueter la boue, la cloche de vache que j’ai attachée à son sommet quasi silencieuse tant j’avance lentement. C’est le genre de temps qui vous oblige à rester tête baissée sous votre capuche, et je ne vois pas beaucoup plus loin que le chemin sous mes pieds, jusqu’au moment où je me mets à suivre les traces des ours qui se sont promenés cette nuit : cela me rappelle que je dois garder les yeux en l’air, rabattre derrière mes oreilles la capuche qui me rend sourd et commencer à faire du bruit. »

« Le nom des étoiles » – Pete Fromm

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s