Homesman

51J1TbLCceL._SX340_BO1,204,203,200_Résumé : Au cœur des grandes plaines de l’Ouest, au milieu du XIXè siècle, Mary Bee Cuddy est une ancienne institutrice solitaire qui a appris à cultiver sa terre et à toujours laisser sa porte ouverte. Cette année-là, quatre femmes, brisées par l’hiver impitoyable et les conditions de vie extrêmes sur la Frontière, ont perdu la raison. Aux yeux de la communauté des colons, il n’y a qu’une seule solution : il faut rapatrier les démentes vers l’Est, vers leurs familles et leurs terres d’origine. Mary Bee accepte d’effectuer ce voyage de plusieurs semaines à travers le continent américain. Pour la seconder, Briggs, un bon à rien, voleur de concession voué à la pendaison, devra endosser le rôle de « homesman » et l’accompagner dans son périple.

Avis : (ATTENTION, SPOILER) Quel plaisir de retrouver la plume de Glendon Swarthout ! J’avais été happée par « Le tireur », et n’en attendais pas moins de « Homesman ». Ainsi, toute la première partie m’a littéralement transportée dans les grandes plaines de l’Ouest, où la vie est si âpre, si brutale, que sombrer dans la folie parait finalement être la chose la plus saine, la plus sensée… Au cœur de cet enfer, la solitaire Mary Bee, personnage central, complexe, et terriblement attachant… mais c’était compter sans le pouvoir qu’exerce l’auteur sur le destin de ses personnages. Mary Bee s’en est donc allée. Et moi, je suis restée sur le bord de la route, furieuse et bouleversée, sans la moindre envie de continuer avec Briggs, ni même le désir d’apprendre à le connaître. Certes, ce choix de faire disparaître ce personnage, si loin de la fin, peut sembler logique (on imagine difficilement un « happy end » à ce genre d’histoire), et ne fait que renforcer le côté implacable, insupportable de cette vie-là… mais je n’ai pas su rebondir, et tout ce qui a suivi n’avait définitivement plus la même saveur.

Extrait : « C’était une lamentation telle que ces terres silencieuses n’en avaient encore jamais entendu. C’était une complainte d’un tel désespoir qu’elle déchirait le cœur et enfonçait ses crocs au plus profond de l’âme. Mary Bee porta les mains à ses oreilles. Des larmes lui dévalaient le long de ses joues, les larmes qu’elle avait retenues et accumulées la veille et au cours de la journée. C’était comme si les créatures tragiques à l’intérieur du chariot comprenaient enfin ce qui leur arrivait : qu’on les arrachait à tous ceux qu’elles aimaient, à leurs hommes, à leurs enfants, vivants ou morts ; à tout ce qu’elles aimaient, à leurs graines de fleurs, à leurs bonnets et à leurs alliances – pour ne plus jamais revenir. Le chariot grondait. Mary Bee sanglotait. Briggs poussait les mules. Les femmes continuaient à gémir. A gémir. »

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