Les vies multiples d’Amory Clay

9782021244274_1_75Résumé : Au lendemain de la Première Guerre mondiale, la très jeune Amory Clay se voit offrir par son oncle Greville un appareil photo et quelques conseils rudimentaires pour s’en servir. Elle ignore alors que c’est le déclencheur d’une passion qui façonnera irrévocablement sa vie future. Un bref apprentissage dans un studio et des portraits de la bonne société laissent Amory sur sa faim. Sa quête de vie, d’amour et d’expression artistique l’emporte bientôt dans un parcours audacieux et trépidant, du Berlin interlope des années vingt au New York des années trente, de Londres secoué par les émeutes des Chemises noires à la France occupée et au théâtre des opérations militaires, où elle devient l’une des premières femmes photo-reporters de guerre. 

 Avis : Effectivement, elles ont été multiples, les vies d’Amory Clay ! Tellement multiples que je ne me suis jamais réellement attachée à ce personnage… Les époques et les événements qui les ont marquées défilent; certains sont palpitants, troublants, d’autres plus insignifiants. Mais le personnage s’étiole un peu dans cette succession de faits, on ne parvient jamais réellement à en définir les contours. D’où l’absence d’empathie, voire d’identification. Quant aux photos qui ponctuent le récit, elles m’ont confortée dans cette impression de flou (Amory Clay étant un personnage fictif, les clichés ont été en réalité chinés par l’auteur. Ainsi, on sent qu’ils n’ont pas été pris par une seule et même personne, on perçoit les histoires et les photographes différents. Ce qui renforce indéniablement cette sensation d’imprécision).

★★☆☆☆

Extrait : « Je voulais capturer ce moment, cet aimable groupe assemblé dans le jardin par un doux soir d’été anglais, le capturer et le garder prisonnier à jamais. Je sentais confusément qu’il était en mon pouvoir d’arrêter la marche impitoyable du temps et de figer cette scène, cet instant fugace : les dames et les messieurs dans leurs beaux atours qui riaient, insouciants, paisibles. Je les saisirais vite, pour l’éternité, grâce aux propriétés techniques de mon merveilleux appareil. J’avais entre les mains le pouvoir d’arrêter le temps, ou du moins le croyais-je. »

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