Le grand Cœur

51jcvKTLKuL._SX301_BO1,204,203,200_Résumé : Dans la chaleur d’une île grecque, un homme se cache pour échapper à ses poursuivants. Il évoque sa vie hors du commun et tente de démêler l’écheveau de son destin. Fils d’un modeste pelletier, il est devenu l’homme le plus riche de France. Il a permis à Charles VII de terminer la guerre de Cent Ans. Il a changé le regard sur l’Orient. Avec lui, l’Europe est passée du temps des croisades à celui de l’échange. Comme son palais à Bourges, château médiéval d’un côté et palais Renaissance de l’autre, c’est un être à deux faces. Aussi familier des rois et du pape que des plus humbles maisons, il a voyagé à travers tout le monde connu. Au faîte de sa gloire, il a vécu la chute, le dénuement, la torture avant de retrouver la liberté et la fortune. Parmi tous les attachements de sa vie, le plus bouleversant fut celui qui le lia à Agnès Sorel, la Dame de Beauté, première favorite royale de l’Histoire de France, disparue à vingt-huit ans. Son nom est Jacques Cœur.

Avis : C’est indéniable, l’écriture de Jean-Christophe Rufin est superbe. Ses descriptions, le ton, les décors, les réflexions de ses personnages, tout sonne juste, tout est savoureux. Pourtant… la personnalité de Jacques Coeur ne m’a pas véritablement passionnée. Mais j’imagine que, pour les amateurs, ce roman doit être un régal !

★★★☆☆

Extrait : « Je découvris le ciel. Les étoiles, chez nous, étaient la plupart du temps voilées par les nuages. Il m’était arrivé de les contempler un moment après souper pendant les nuits d’été, avant de regagner le couvert d’une maison. En voyage, j’étais livré à la nuit. Quand le feu du repas mourait en braises, la terre, entièrement obscure, laissait éclater au-dessus de nous le cri des étoiles que l’obscurité du ciel dégagé de nuées faisait briller jusqu’à les rendre aveuglantes. J’avais le sentiment d’avoir brisé ma coquille. Je n’étais peut-être que le dernier de ces astres, le plus insignifiant et le plus éphémère mais, comme eux, je flottais dans une immensité sans limites ni murs. Quand nous entrâmes dans Montpellier, j’étais devenu un autre homme : moi-même.

« Le grand Cœur » – Jean-Christophe Rufin

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