Le secret de la manufacture de chaussettes inusables

9782841118724_1_75Résumé : Ce n’était pas le projet estival dont Layla avait rêvé. Rédiger l’histoire d’une petite ville de Virginie et de sa manufacture de chaussettes, Les Inusables Américaines. Et pourtant… Eté 1938. Layla Beck, jeune citadine fortunée, refuse le riche parti que son père lui a choisi et se voit contrainte, pour la première fois de sa vie, de travailler. Recrutée au sein d’une agence gouvernementale, elle se rend à Macedonia pour y écrire un livre de commande sur cette petite ville. L’été s’annonce mortellement ennuyeux. Mais elle va tomber sous le charme des excentriques désargentés chez lesquels elle prend pension. Dans la famille Romeyn, il y a la fille, Willa, douze ans, qui a décidé de tourner le dos à l’enfance; la tante, Jottie, qui ne peut oublier la tragédie qui a coûté la vie à celui qu’elle aimait; et le père, le troublant Félix, dont les activités semblent peu orthodoxes. De soupçons en révélations, Layla va changer à jamais l’existence des membres de cette communauté, et mettre au jour vérités enfouies et blessures mal cicatrisées.

Mon avis : (AudioBook) Toutes les conditions étaient réunies pour que j’adore ce livre : une petite bourgade du fin fond des États-Unis en été, des histoires de famille, d’enfance, de femmes, un lourd secret, des autochtones souvent drôles, des points de vus alternés…etc Hélas, même si certains passages sont d’une très grande justesse, l’histoire s’étire parfois, et la multitude de personnages laisse l’impression que l’auteure a voulu en faire un peu trop et s’est ainsi éparpillée en chemin. Bref, un récit en dents de scie, tantôt brillant et attachant, tantôt long et fade. Mais un moment sympathique dans l’ensemble.

★★★☆☆

Extrait : « La moustiquaire claqua derrière elles quand elles sortirent sur la terrasse, exhalant le dernier soupir las de la journée pour inspirer la première bouffée relaxante d’air nocturne. De part et d’autre d’Academy Street, les dîners touchaient à leur fin – cliquetis de cuillères dans les tasses à café, concert de grincements de chaises qu’on recule de la table. Les maisons qui bordaient la rue commençaient à se ressembler dans l’obscurité qui s’épaississait, leurs massives formes allongées découpées par des rectangles dorés à l’emplacement des fenêtres et des portes. Et à cette heure-là, elles se mirent toutes à déverser, sur les terrasses protégées par des moustiquaires, leurs habitants qui s’installèrent et dans des divans en rotin ou d’antiques fauteuils à bascule. Des voix, hautes et basses, tournoyaient comme des chauve-souris au-dessus des vastes pelouses. »

« Le Secret de la manufacture de chaussettes inusables » – Annie Barrows

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